Mon parcours

Mon parcours est assez atypique, pourtant, il y a encore 5 ans, je m’appliquais à suivre le chemin tout tracé d’une vie qui n’allait pas me ressembler. 

J’ai toujours été considérée comme une jeune fille calme, gentille, assez mature pour son âge. En cours, j’étais l’élève assez réservée qui donnait son maximum, mais qui n’était jamais dans les premières de la classe. J’étais amie avec quasi tout le monde, et je n’aimais pas l’idée d’être enfermée dans un seul groupe d’amies. J’étais quelqu’un de plutôt suiveuse et très peu meneuse, je n’aimais pas l’idée de devoir décider pour les autres, même si j’ai toujours aimé guider et conseiller. 

J’ai commencé à travailler en tant qu’animatrice en centre de loisirs dès 16 ans, et j’ai gagné en maturité et en autorité (bienveillante). J’ai commencé à comprendre l’importance de l’éducation, du partage de connaissance et la connaissance de soi et de ses croyances à ce moment-là. Je travaillais avec des enfants d’origines et de cultures variées, et  avant même 12 ans, leur vision d’eux-même était déjà bien ancrée en eux. J’ai aussi, plus tard, rencontré beaucoup d’adultes perdus, en recherche de qui ils sont, malgré leur vie bien entamée avec conjoint(e), enfant(s), maison, travail… Je m’étais dit à l’époque, qu’il était si important de savoir qui on est, et qui on veut être, avant même de construire une vie fixe, car c’était pas facile de détruire tout ce qu’on avait construit jusque là. Dans ces moments-là, je me demandais alors pourquoi, des séances de coaching, avec un psychologue ou un coach, n’étaient pas imposées aux jeunes. Pour les aider à passer l’adolescence, qui ne nous cachons pas est une étape assez ingrate de la vie, mais aussi, pour les préparer à entrer dans une vie d’adulte plus saine, avec des bonnes bases. PERSONNE n’aurait envie de construire une maison sur un sol non constructible et dangereux, pourtant, chaque jour des jeunes, sont obligés de se construire, peu importe le sol qui leur est disponible. Sachant que changer le sol avant travaux, est tellement plus facile et rapide que de le faire plus tard ! 

Après le lycée j’ai opté pour la faculté de psychologie, qui semblait être le combo parfait entre “avoir un diplôme” et “fait ce que j’aime”, les deux conseils de mes parents. Et honnêtement, j’ai adoré la fac, comme j’avais adoré le lycée et même le collège avant ça.  J’ai adoré, seulement car je suis un être très sociable, qui adore rencontrer de nouvelles personnes, et je trouvais la plupart des cours plutôt intéressants ! Mais au moment des examens, je me suis rendu compte, que malgré tous mes efforts, je n’étais pas sûre de réussir… Je n’étais clairement pas faite pour ce système éducatif, qui évalue nos capacités à retenir, recracher et citer un cours, plutôt qu’à réfléchir et comprendre avec notre cœur. Le jour des résultats de la troisième année, je me suis vue manquer le diplôme, et m’inscrire au rattrapage. Et malgré mes efforts, et mon travail, le verdict était clair, j’allais devoir redoubler ma troisième année si je voulais ma Licence. Déçue, en colère et impuissante envers cette situation, car il ne me manquait même pas 0,3 point pour valider tout, je n’avais plus envie de continuer, je voulais tout abandonner et partir. Partir semblait tellement plus simple, c’était un peu comme si je pouvais fuir mes responsabilités, je n’avais plus de choix concernant mon avenir à prendre, et enfin j’allais vivre pour moi. Mais la réalité m’avait rattrapée, et les arguments de mon père m’avait convaincue, je devais finir mes études ou ces trois années auraient été pour rien ! De retour chez moi, je me sentais vidée de toute énergie, j’avais l’impression que je venais de signer pour une année de perdue. Pourtant, quelques semaines plus tard, une éclaircie dans mon brouillard m’a fait réaliser la chance que j’avais. Tous mes rêves étaient possible, et tout ça grâce au fait de n’avoir pas réussi cette année-ci. Incroyable, pour la première fois, je comprenais que rien n’est réellement négatif ou positif, car tout est fait des deux !

“Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ces études” est un livre de Roland Olivier,  que je n’ai pas encore lu, mais le titre a résonné en moi. Je venais de découvrir, que ce qui m’était arrivé, était une chance. Cette année-là, j’ai pu valider mon semestre, et donc mon année, et ma licence, mais j’ai pu faire un service civique dans une école maternelle, travailler en plus les weekends et pendant les vacances scolaires, et même voyager en Irlande, pour me préparer à ce qui m’attendais. J’avais, en un an, mis de côté plus d’argent que je n’aurais pu imaginer ! J’avais donc pris la décision, très tôt qu’après cette année-là, je partirais enfin, à la découverte de qui je suis. 

Aujourd’hui, je regarde avec joie ce parcours qui est le mien. Jamais, il y a cinq ans j’aurais pu imaginer une seule seconde où je serais aujourd’hui, autant dans les points positifs et négatifs de ma vie. Mais une chose est certaine, si je n’avais pas fait le premier pas en direction d’une vie différente, je ne serais pas là où je suis. Tous les apprentissages, les découvertes, les erreurs et les leçons de vie que j’ai apprises, j’ai envie de te les partager, de te les montrer et de t’offrir la possibilité de voir tout le potentiel qui est en toi.

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